Texte d' Isa
(femme en attente de don d'ovocyte)
C'est en 2004, à 37 ans passés, que je rencontre mon prince charmant. Je suis encore jeune et pleine de vie, avec l'avenir devant moi, et mon Amour n'a que 40 ans... Au bout d'un an de vie commune, nous parlons bébé, et hop, arrêt pillule, et ça va marcher, ça ne peut que marcher. Mon homme adoré a déjà un petit garçon de 6 ans, et moi... oh moi... je suis encore jeune 38 ans, vous parlez ! C'est juste une question de temps... Oui mais au bout de 6 mois, et une fausse couche précoce dès l'arrêt de la pillule, toujours pas de petit bout en vue. Et là, les examens commencent... Durant un an, nous allons chercher où il peut y avoir problème, mais il n'y a pas de problème, tout va bien. C'est une bien maigre satisfaction... Alors, on débute les FIV en Décembre 2006... Tout se déroule bien, sauf que les embryons ne s'accrochent jamais. Je ne comprends pas. Même lorsque le biologiste me dit "vos ovocytes sont de mauvaise qualité".
Je ne comprends pas.
Il faut dire que sur 4 embryons congelés, aucun ne résiste à la décongélation.
Je suis dans un tel désarroi qu'il aurait tout aussi bien pu me dire que j'avais gagné au loto... je n'aurais pas compris davantage, et puis, je ne joue pas au loto...
Alors, on repart vers une FIV3, avec toujours le même constat, pas d'accroche.
Et puis, avant la FIV4, nous discutons avec notre médecin de PMA, une femme extra, très ouverte.
Elle nous explique le vieillissement des ovocytes qui explique, en théorie, pourquoi l'accroche ne se fait jamais.
Elle nous parle alors du don d'ovocytes...
Qu'en France, bla, bla, bla, mais qu'en Espagne ou en Belgique nous aurions plus de possibilités.
J'ai alors 41 ans passés et nous sommes en Janvier 08...
Sur ses conseils, je navigue sur internet, et je découvre les enfants kdos... Et quelle chance, il y a un colloque début février à Paris...
J'y fonce... et outre le fait que j'apprends énormément de choses, je rencontre des gens riches de témoignages qui me redonnent de l'espoir.
Je retiens surtout que le don d'ovocytes est une véritable chance pour nous, et qu'il se présente comme NOTRE solution.
Nous en discutons avec mon mari à mon retour de cette première journée, et cette solution nous apparait comme une évidence lors de la journée du lendemain.
J'ai plus de 41 ans, et les chances de réussite d'une FIV4 sont de 2 tout petits pour cents ! Alors qu'avec de don nous approchons les 50% ! Le problème de la transmission génétique ne nous dérange pas vraiment. Est-ce le fait que j'ai été élevée par mon beau père... Le choix de la clinique sera le plus délicat : elles sont toutes compétentes... Pour nous, ce sera EUGIN à Barcelone... Un 1er transfert fin mai n'aboutira pas, mais des petits findus nous attendent... Nous irons donc les chercher en août... Merci aux enfants kdos d'aider à faire connaître le don en France, merci pour toutes les informations que vous nous offrez, merci encore pour ce merveilleux forum qui nous permet de nous soutenir dans les moments difficiles, de nous réjouir des grossesses des autres, de nous entraider... Sans vous, nous n'aurions sans doute pas tenté l'aventure.
Merci d'être là.
Texte Tididine
(femme en attente de don d'ovocyte)
Il était une fois une jeune fille qui, une fois de plus, constata que « cela n'arrive pas qu'aux autres ».
Séparée du père de sa fille, elle eu quelques aventures « missions intérim », un petit CDD jusqu'au jour où elle LE trouva. Un beau JHC (Jeune Homme Charmant) Tout était parfait dans le meilleur des mondes jusqu'au jour où ils décidèrent qu'entre eux c'était du sérieux. Petit test sanguin pour savoir si ils pouvait dire adieu « au latex ». Jusque là rien d'anormal mais comme ils ne voulaient pas d'héritier pour le moment, la jeune fille décida de prendre la pilule. Elle prit RDV avec son gynéco qui constata qu'elle avait un cycle des plus irrégulier. Cela n'affolait pas la jeune fille puisqu'elle avait l'habitude et que cela ne l'avait pas empêchée d'avoir sa petite princesse au bout de 5 mois. Mais voilà les vilains résultats arrivèrent : ménopause précoce !! La jeune fille ne comprenait pas, elle n'avait que 26 ans. Et ce mal là, c'est ce dont commençait à souffrir sa mère.
Bref, dépité, anéanti le jeune couple se tourna vers les médecins. Malheureusement, soit ils ne connaissaient pas le mal dont elle souffrait, soit ils les considéraient comme un numéro de plus. On lui expliqua qu'en France c'était un peu le parcours du combattant à cause du manque de donneuses. On leur parla aussi de l'étranger mais juste du « coût ».
Jusqu'au jour où elle trouva « un pays imaginaire sur le net : les enfants kdos.» Là elle trouva les réponses à ses questions, elle trouva du soutien et des bons tuyaux.
Puis un jour, Ô miracle, on l'appela pour un don en France. Malheureusement la malchance les poursuivaient et ils ne purent en bénéficier. La jeune femme eut du mal à s'en remettre.
Ce qui devait arriver arriva : la seule option possible était de se tourner vers l'étranger. Là, où on ne vous donnait pas de faux espoirs, là où on ne vous abandonnait pas au dernier moment.
Suite au prochaine épisode...
HERVE
(homme en attente de don de sperme)
Avec ma femme (pseudo kikelle sur le site), nous essayons d'avoir des enfants depuis 5ans. J'ai su dès le début que la plus belle chose que je pourrai lui offrir c'était fonder une famille. Mais c'était sans compter avec mon craniopharyngiome (tumeur bénigne) qui implique une insuffisance thyroïdienne et hypophysaire..
Malgré un an de tentatives, notre médecin traitant nous dit d'essayer encore un peu.
Nous avons déménagé en Guadeloupe, et ma femme m'a décidé de commencer les examens (car il était difficile pour moi d'entamer un parcours au bout duquel je devinais le résultat).
Là, ça a été une période dure, avec des spécialistes rares, non disponibles (des attentes de 4h et plus), divers sons de cloches.
Pour finir on a pratiqué une biopsie testiculaire, dont le résultat d'asospermie m'a été donné en 5 minutes par un médecin gêné (car il avait perdu les résultats ou plus grave, nous ne savons toujours pas).
Coup de blues!
A bout, nous décidons de tout lâcher pour rentrer en métropole et recommencer tout les examens à zéro.
A bordeaux, au CHU du Tripode, nous avons trouvé une équipe à l'écoute, qui dit les choses clairement, et comprend nos attentes et notre désespoir.
Et là une gynéco endocrinologue géniale nous dit qu'on n'a pas commencé par le début. En explorant la possibilité sur les variations de mon traitement.
Depuis 1 an, mon traitement est constitué de plusieurs injections par semaines, mais l'espoir s'épuise avec des résultats négatifs, et nous nous tournons vers les dons de spermes.
Désolé pour cette prose descriptive, mais c'était pour expliquer que le parcours est long, semé d'embûches (et d'incompétents), et que nous ne sommes pas les seuls.
Mes sentiments et réflexions viendront plus tard. Là seule chose c'est qu'on se sent seuls, malgré la famille, les amis, et surtout au milieu du monde médical.
Texte LILLA
(femme en attente de don d'ovocyte)
Alors pour moi depuis toute petite quand on me demandait ce que je voulais faire dans la vie, je répondais: élever plein d'enfants ! Ca me semblait tellement naturel. A 13 ans quand je suis devenu jeune fille, je me suis dit, ça y est, je touche de près, un jour, j'aurais plein d'enfants. Seulement, très vite, les cafouillages dans le cycle sont apparus. Après 2 ans, ma mère a décidé de me faire consulter un gynécologue. Il faut dire qu'en 2 ans, je n'ai eu mes règles que 3 fois. Il m'examine et conclut que ce n'est pas méchant et que de toute façon, il faudrait que je revienne le voir quand je voudrais des enfants! Ce qu'il n'avait pas compris c'est que même si je savais que je devais attendre, des enfants, moi, j'en voulais déjà!!!
Quelques mois plus tard, ma mère, toujours inquiète en parle à notre médecin de famille qui lance une série d'examens. Alors prises de sang, échographies, tests sur l'hypophyse, j'en passe et des meilleurs; la réponse est la même revenez nous voir en temps et en heure.
Je me marie et consulte de suite. On remet les examens en batterie, on fait passer des tests à mon mari aussi, je rencontre une généticienne qui en avait plus après mes ancêtres qu'après moi, bref.......... Le couperet tombe: ménopause due à une translocation des chromosomes. La seule solution pour nous était d'adopter ! A 20 ans, franchement, c'est difficile à avaler. En plus, moi, j'avais l'impression qu'on m'avait lâché ça sans humanité.
Nous voilà démontés, abattus quand ma soeur me parle de dons d'ovocytes. Elle avait vu ça dans une émission. Je commence à m'intéresser au sujet et je découvre qu'en Belgique (et ailleurs) on pratiquait le don dirigé! ESPOIR!
Naturellement, ma soeur me dit: ne cherche pas, tu as ta donneuse! MA SOEUR! Je ne peux que l'adorer. C'est le Bon DIEU pour moi!
Bref, on vit tout ça à 4 du coup!
Passons les détails, on lui ponctionne 10 oeufs, 9 seront fécondés! Le Paradis! 2 jours plus tard, premier transfert. 14 jours plus tard, prise de sang positif !!! Je n' y crois pas. C'est un rêve! Et 9 mois plus tard mon bout de chou était dans mes bras! Incroyable ! Le parcours du combattant, moi, je ne sais pas ce que c'est! Puisque ça marche si bien, un an plus tard, on se prépare au second transfert. 2 semaines: prise de sang négative. Ah, finalement, le parcours du combattant, c'est peut- être maintenant ! Encore une année s'écoule, 3° transfert. En arrivant à la clinique, on me dit que les oeufs contenus dans la 3° paillette ont dégénérés, qu'ils se sont servis de la 4° paillette. Donc, dernière chance! 15 jours plus tard, prise de sang négative ! Trou noir! Descente aux enfers! Plus rien. Beaucoup de questions, mais aucune réponse. Ma soeur refuse un deuxième don. Mais jamais je ne lui en voudrai !! Pas possible ! Comment je pourrais? Mais, mon désir d'enfants n'était toujours pas assouvi et puis ma soeur (toujours elle) me parle d'une émission où on parlait de dons d'ovocytes en Espagne et d'une association. Et je vous trouve, vous. L'espoir renaît petit à petit. Et l'avenir nous dira. Mais moi j' y crois!
Texte de Scarlettj
(texte d'une donneuse d'ovocyte)
Maman de 4 enfants, j'ai entendu parlé du don d'ovocytes sur une émission de télé. Il m'est apparu inconcevable de rester sans rien faire.
Je me suis donc renseignée et on m'a conseillé de me rendre sur le site des enfants kdos. J'ai pu lire des informations très intéressantes et rencontrer des femmes qui avaient déjà fait leur don. Cette association et ce site m'ont convaincue qu'il m'était impossible de ne pas faire ce don si précieux.
Donc après mûre réflexion j'ai décidée de devenir donneuse.
En premier lieu je me suis adressée au centre de PMA de Nantes qui m'a fait faire toute une batterie d'examens et un bilan gynécologique puis comme les résultats étaient bons j'ai été dirigé vers le CECOS le plus proche de mon domicile. Quelques jours avant mon 1er rendez vous avec le professeur coordinateur pour le don je me suis engagée auprès d'un couple pour les faire avancer sur la liste d'attente du CECOS de Rennes. Nous avons lié d'amitié et cette aventure nous la vivons ensemble main dans la main. Je sais qu'ils sont là pour moi et ils savent que je suivrais leur parcours en les soutenant du mieux que je pourrais.
Aujourd'hui je suis donc en court de don croisé et anonyme.
Ma ponction aura lieu en mai prochain.
J'ai vraiment hâte de pouvoir donner un petit coup de pouce a dame nature pour qu'un couple et plusieurs couples je l'espère puissent enfin connaître le bonheur d'être parents.
Je souhaite de tout mon cour que le couple pour lequel je me suis engagée puisse enfin concrétiser ce doux rêve celui de pouvoir choyer et aimer son enfant.
Texte de laeti
(femme en attente de don de sperme)
Pour moi tout a commencé à 4 ans, à la naissance de mon petit frère. J'ai dit ce jour là, maman moi aussi je veux un bébé ! Elle m'a expliqué qu'il faudrait attendre évidemment, et j'ai passé beaucoup d'années à rêver d'avoir une belle famille avec pleins d'enfants et à pouponner ceux d'autrui. Je n'avais qu'un objectif d'en ma vie que j'estimais le plus beau, construire ma famille.
Mais il y a les aléas de la vie, des vécus pas toujours faciles, et après avoir vécu un viol à mes 17 ans, difficile pour moi de reconstruire ma vie de femme.
J'ai donc passé 7 années à me dire que pour moi, finis les projets de bébé avec ma vision idéale de la famille, comme si j'étais punie. Je trouvais ça injuste et en même temps m'en voulais.
Et puis, il y a 4/5 mois, je prends connaissance du don de sperme à l'étranger, un nouvel espoir pour moi d'être maman, la France ne m'offrant pas cette possibilité étant célibataire. Alors je décide de foncer !!!
Je pars fin janvier, pleine d'espoir et en même temps pleine de doute, me disant qu'il fallait que ça marche car je sais que j'aurai mal supporté un échec.
Et aujourd'hui nous sommes en mars et j'ai le bonheur et la chance d'être enceinte de 9 sma suite à ce don de sperme.
Ce parcours du don m'a permis de vivre une expérience plus qu'enrichissante, d'être une future maman heureuse, mais aussi de rencontrer des personnes humaines, courageuses et sans jugement.
A ce jour, et après ma grossesse, je me lancerai avec motivation dans le magnifique projet du don d'ovocytes en France,
Car je souhaite à toutes femmes de connaître le bonheur que je vis en ce moment : porter la vie et la donner.
Texte de cantoune38
(femme en attente de don d'ovocyte)
Voilà, mon parcours du combattant commence il y a 11 ans lorsque j'ai rencontré mon mari. Nous avons décidé tout de suite de faire un enfant car je savais que ça allait être compliqué. En effet, j'ai eu une salpingite bilatérale et une conisation.
Nous avons fait 3 inséminations puis le parcours de la FIV a commencé.
1ere FIV : 2 ovocytes, 2 embryons et un +, mais 2 mois plus tard, la déception : je fais une grossesse arrêtée et dois subir un curetage. J'ai cru que ce jour là, j'allais mourir de chagrin...
la 2e et la 3e FIV sont un échec : on fait un tas d'examens pour voir si on est "compatibles".... et en plus je ne suis pas une grosse pondeuse (on me dit "ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité", alors...)
la 4e FIV, j'y vais presque à reculons... de toute façon, on a commencé à faire les papiers pour une adoption : 3 ovocytes, 2 embryons et un + : 2 jours après mon +, j'ai des pertes de sang et de grosses douleurs à droites : en fait, j'ai fait une GEU en même temps qu'une GIU (1 cas sur 30 000), on m'opère et on m'annonce que je vais faire une fausse couche : 7 ans après, ma fausse couche (Lucas) est bel et bien là (décollement de placenta, grossesse alitée, césarienne, infection à streptocoque....)
un an après : grossesse spontanée, mais malheureusement je fais une GEU : on m'enlève ma dernière trompe.
Une nouvelle envie de grossesse se fait sentir à ce moment là, alors que je n'y pensais plus. Nous refaisons des FIV, mais les ponctions sont toutes déprogrammées car je ne réponds pas au traitement. On me parle du don d'ovocytes et là je répond "non", de plus, tout le monde me dit que j'ai déjà un enfant, gnagna, gnagna.... le genre de truc que tu n'as pas vraiment envie d'entendre.
Je laisse passer 2 ans et mon envie de bébé me reprend. Je me lance dans une nouvelle aventure "le don d'ovocytes" : j
e passe par tous les stades, je suis motivée, déprimée, je n'ai pas de donneuse, tant pis je vais en trouver une.
Je vais sur internet sur des forums, je trouve ma merveilleuse fée en avril 2006, après plusieurs péripéties, elle donne ses ovules en janvier 2007.
Moi j'ai été appelé pour un transfert en décembre 2006, mais malheureusement, tout est annulé car la donneuse potentielle apparemment ne répond pas au traitement (comment pourrais-je lui en vouloir, ça m'est arrivé tant de fois). Je suis déçue, mais tant pis, si près du but, je vais y arriver.
Je pars au ski et le 15/2, on m'appelle pour un nouveau transfert.
Le 21/3, on vient de me transférer 3 beaux embryons. Je suis trop contente mais attentiste quand même. Je ne veux pas trop me réjouir à l'avance. Par contre le traitement est vachement plus léger qu'une FIV, d'ailleurs, j'ai presque l'impression de ne pas en faire hormis la fatigue...
je me trouve beaucoup plus zen que pour les FIV classiques : le traitement est moins lourd, moins douloureux, je n'ai pas la même pression sur ma tête (les ovules au moins sont de bonne qualité et ça ne peut que marcher) et je suis plus âgée.
Texte de kikelle
(femme en attente de don de sperme)
Mon désir d'être maman a vraiment commencé à 22ans, alors que j'étais volontaire dans un orphelinat en Thaïlande: je savais que j'allais adopter un jour, et que si à 27 ans (pourquoi 27??), je n'avais pas rencontré le père, je trouverais un géniteur...
ironie du sort, j'ai rencontré l'homme de ma vie il y a 6 ans , mais je vais quand même avoir besoin d'un géniteur...
Rencontre en 2001, on veut des enfants rapidement, deux ans de câlins mais toujours pas de bébé, mon mari se pose des questions (il a une insuffisance hypophysaire), départ en Guadeloupe (pour le travail et le dépaysement), deux ans d'examens catastrophiques, annonce d'une azoospermie sans plus de tact et de conseils que ça...retour en France en 2005 et nouvel espoir avec traitement hormonal...un an aujourd'hui, l'azoospermie est toujours là...alors envisager une IAD nous aide à voir notre avenir de façon plus positive; parce que bientôt 30 ans, les amies enceintes, les pubs, les magazines, les questions indiscrètes...tout tous les jours nous renvoie à ce qu'on n'a pas mais qu'on attend depuis tant de temps : un enfant, une famille...mais un jour, nous aussi on aura la chance d'être parents, et on aura conscience plus que quiconque de savoir quelle chance c'est...
Merci à toi mon amour d'être là et d'accepter le fait d'être père sans être géniteur...tu seras le plus merveilleux des pères, je le sais, c'est pourquoi je suis avec toi, et que jamais je ne te laisserais...et bientôt tu pourras le caresser, mon gros bidon tout rond...bientôt...
Texte de carinette
(femme en attente de don de sperme)
J'ai rencontré la perle de ma vie en 97, ce jour-là, je savais, c'était une évidence. Il sera le père de mes nombreux enfants.
2 ans de vie tumultueuse, on sort, on sort et on fait la fête.
2 années aussi où je lui tends la perche "tu sais mon coeur, un enfant !!!!! J'aimerais bien que ....!!!!!"
En 99, ouf ça y est, il abdique...allez hop, au placard la pilule.
1 mois, 2 mois, 6 mois....1 an, je me fais du souci...
"Mais non, ma fille -dit ma mère- regarde j'ai mis 3 ans a t'avoir et 5 pour le frêrot"
mais je sens qu'il y a quelque chose, vous savez ce truc qu'on explique pas, ce sixième sens.
Rendez vous pris, chez le gygy, lui il m'écoute au moins. Questionnaire sur mes cycles, "ça m'a l'air ok "mademoiselle" et spermogramme pour Monsieur;
"vous savez, bien souvent on s'acharne sur les femmes mais les infertilités sont parfois masculines" dixit le gygy.
"Ah bon, mais non docteur, pas le MIEN de zom"
le résultat tombe comme un couperet, nous sommes effondrés. Azoospermie sévère. La raison : une translocation roberstonnienne 13.14
"heu !!! Qu'est ce que c'est?????????" la trisomie 13, mademoiselle.
Ça y est, ce que je redoutais et que je sentais au plus profond de moi. L'aventure FIV débute.
2000: 3 FIV icsi, je suis épuisée, je prends 8 kilos, je suis bouffie et moche. Mais bon c'est pour la bonne cause.
Pendant ce temps, mon zom souffre et culpabilise. Moi je l'aime et le rassure.
La troisième sera la bonne, je tombe enceinte, nous sommes aux anges...
rendez vous chez le gygy pour l'écho ... combien y'en a DOC ?
"Un, y'en a un, on entends son coeur, on pleure....
"Mademoiselle, n'allons pas trop vite en besogne, il y a ce problème de caryotype, une amio s'imposera"
"aïe, trop dur, doc, pas maintenant, laissez-nous apprécier ce moment de bonheur !!!!!"
Écho des 12 semaines, c'est fini, le cauchemar continue. Putain, merde pourquoi nous!!!
Le curetage n'aura lieu que 1 semaine et demie après. Je l'ai dans mon bide pendant tout ce temps, j'en crèverai. On voulait l'appeler "Adam" si c'était un p'tit mec.
2003 : le DPI a débarqué en France. Chouette dit mon zom. Moi j'ai des réticences.
mon homme : » tu te rends compte namour , le bb ne sera pas atteint...on va le sélectionner "
mouais , mais si c'est un garçon sera-t-il stérile ??? Vite, rendez vous avec la généticienne, elle répondra a toutes nos questions.
"Hé oui, mademoiselle, il y a des risques de transmettre la sterilté, mais vous savez la science fait des progrès !!!!!"
Mon zom, retrouve l'espoir d'avoir un enfant, un biologique.
Moi je suis perplexe.
On tente 2 FIV icsi dpi. Je stresse et si c'est un mec... et si il est stérile... que va t'on lui dire .... Quel égoïsme de notre part...
je m'imagine , mon petit garçon de 2 ans , gambader dans les vignes... et me dire , putain , s'il faut , il est stérile ... comment va-t-il se construire , construire sa vie d'homme en le sachant...
je craque , on arrête tout , et mon z'amour comprends et accepte ma décision.
Pendant ces années la, je soumets à ma moitié, l'éventualité du don. Il réfléchit, il aura besoin de temps, il acceptera enfin, a-t-il fait le deuil de son enfant biologique ??? Je ne pose pas la question.... mais une chose est sure, il n'a pas fait le deuil d'avoir UN ENFANT.
Merci namour, je t'aime à en crever, merci de me laisser cette chance, d'être enceinte.
Texte de douce
(femme en attente de don d'ovocyte)
2004 ! L'année de mon mariage !!! Le plus beau jour de ma vie !
2004 ! L'année où j'apprends que je ne pourrais jamais avoir d'enfant !
Quel désarroi ! Passer du bonheur à la souffrance en deux mois !!!
26 ans, je viens de me marier. Mon vou le plus cher est de pouvoir maintenant fonder une famille. Mais malheureusement pour moi et mon mari, ce vou nous apparaît alors irréalisable !
Un mois après mon mariage, j'arrête la pilule, mes règles arrivent mais le mois suivant, elles tardent à venir, j'ai des bouffées de chaleur. Mon gynécologue m'envoie faire une prise de sang pour tester mes hormones.
Quelques jours d'attente et je lui téléphone pour lui communiquer les résultats.
Ma vie s'effondre en quelques secondes ! "Bonjour docteur, j'ai mes résultats, alors FSH 104 !" "104 !!! Mais c'est énorme Madame !!! Vous allez devoir penser à l'adoption ou au don d'ovocytes, vous ne pourrez jamais avoir d'enfant !".
Je m'écroule, les larmes viennent à flot !!! Quoi, je suis stérile, mais non ce n'est possible, il se trompe, pourquoi il me dit ça, ce n'est pas possible, non, non ce n'est pas possible. La douleur me tort les entrailles, je pleure, pleure, pleure.
Entre deux sanglots, j'explique la situation à mon mari, je suis anéantie !
J'ai pleuré pendant une semaine, en me posant toutes les questions du monde !
Je ne voulais pas croire ce que le gynécologue m'avait dit au téléphone, sans aucun tact !
Commence alors pour nous deux longues années de combat ! Je veux être maman et je ferais tout pour le devenir !
Mais encore faut-il trouver un gynécologue qui acceptera de tenter l'aventure. Nous avons dû passer par quatre gynécologues différents avant d'en trouver un qui veuille croire en notre "cas" !
Nous avons alors testé des stimulations simples, je réponds mal au traitement, un ou deux follicules, voir zéro. Le gynécologue n'est pas optimiste !
Je refais des dosages hormonaux : FSH, inhibine B , AMH ! Tout concorde, j'ai les hormones d'une femme ménopausée, à 26 ans !!! Et pourtant j'ai mes règles et ovule un mois sur trois !
Le diagnostic tombe, je suis en insuffisance ovarienne prématurée. Mes ovules sont peu nombreux et de mauvaise qualité ! Ce qui veut dire que je n'ai quasiment aucune chance d'avoir un enfant !
Pourtant mai 2005 ! Je suis enceinte !!! Oui, je suis enceinte !
Notre bonheur sera de courte durée, 5SA, je fais une fausse couche prématurée. Je m'écroule, j'ai l'impression que le sort s'acharne contre nous !
Mon mari fait des examens. Lui aussi a des problèmes ! Le sort s'acharne une nouvelle fois : il a une oligo-tératospermie modérée.
Nous essayons tout pour réaliser notre rêve : acupuncture, homéopathie, biokinergie, magnétisme, et traitements classiques de stimulation avec insémination.
Rien ni fait. Je n'ovule pas tous les mois, je réponds mal aux traitements, le peu de fois où j'ovule, je n'arrive pas à être enceinte.
2ans et demi d'essai, de combats, de pleurs, d'illusions en désillusions ! Tous les médecins me disent qu'il n'y a rien à faire.
Et puis un jour, on se réveille différente. Quelque chose s'est produit ! Je veux être maman est le don sera LA solution.
Ces phrases qui m'avaient fait mal, il y a 2 ans et demi, je les ai acceptées. C'est même devenu une évidence !!! Nous fonderons une famille en passant par le don !
Nous nous renseignons. En France les délais sont très longs par pénurie de donneuses.
Nous avons déjà beaucoup attendus, nous ne nous sentons pas le courage de patienter encore entre 2 et 5 ans de plus pour pouvoir bénéficier d'un don ! De plus, mon insuffisance ovarienne me précipite à grand pas vers la ménopause confirmée avec tout ce que cela entraine niveau santé !
C'est là qu'une connaissance par internet me parle de l'association des enfants kdos !
Une nouvelle vie commence alors pour moi !
J'y retrouve des filles dans mon cas, je n'ai plus l'impression d'être une extra-terrestre. Je trouve dans cette association les réponses aux questions que je me pose, j'y trouve du réconfort. Et surtout, je partage la joie des femmes qui deviennent maman grâce à un don !
Quel bonheur de savoir qu'il est possible de porter un enfant, de le mettre au monde après avoir supporté tant d'épreuves et de douleurs !
Cela vaut le coup de ne pas baisser les bras, et d'envisager toutes les solutions !
Texte de Sarah
(femme en attente de don d'ovocyte)
Mariés depuis le 1er juin 2001, arrêt immédiat de la pilule. Quelques mois passent et rien. Août 2002, nous avons fait un test postcoïdal et une écho ; le gygy nous dit que tout va bien et que d'ici la fin de l'année, je devrais être enceinte ... finalement non!!!! À mon grand désespoir.
En janvier 2003, je consulte et là, après 6 mois, le gygy me trouve un gros kyste sur l'ovaire droit et a du mal à faire l'écho. Il suspecte une endométriose. En avant pour une prise de sang, qui l'a confirmée.
Urgence, je rentre de suite à l'hôpital. Une coelio ne suffit pas, il me fait une laparo : durée 3h au lieu de 45 min. Mon homme était en transe dans les couloirs... on lui dit que ça ne se passe pas comme prévu !
De retour dans ma chambre, on m'annonce le verdict : un ovaire et une trompe en moins et l'autre ovaire très endommagé par l'intervention "endométriose stade IV sévère". Le ciel m'est tombé sur la tête, un gros trou noir et des pleurs à ne plus en finir.
On m'annonce ensuite que je vais devoir faire des FIV pour avoir un bb (naturellement : 1 chance sur 1 milliard, c'est infiniment peu).
2 mois de convalescence et une piqûre d'énanthone pour 6 mois avec bouffées de chaleur à répétition (galère).
J'ai été suivie dans un hôpital de PMA où j'ai fait :
1ère FIV : 6 embryons
2e FIV : 3 embryons
3e FIV : arrêt en cours de traitement car je ne répondais pas bien
4e FIV : ponction d'1 ovocyte non fécondable
Aucune grossesse. Le professeur nous oriente sur le don d'ovocytes à l'étranger.
J'étais désemparée et j'ai souhaité avoir un autre avis. Je suis donc allée dans un autre centre où j'ai fait :
1ère FIV : 6 embryons
2e FIV : 3 embryons
3e FIV : 4 embryons
Toujours pas de grossesse. C'est le cauchemar. Le gygy nous oriente à son tour vers un don d'ovocytes.
Nous décidons de suivre son avis et nous avons opté pour Chania. Le départ est prévu pour le 20 mai et nous sommes ravis. Nous mettons tous nos espoirs sur cette tentative.
C'est toujours très difficile de se remonter après de nombreux échecs... mais la vie continue, d'autres espoirs s'offrent à nous, alors nous fonçons. Mes amis se demandent comme nous faisons : en fait, nous avons tous en nous une force qui sommeille et qui réagit en cas de pépin... de gros pépin.
Mon homme est génial et fait tout pour que je déculpabilise et me rassure tout le temps, je cite : "par n'importe quel moyen, nous aurons des enfants à la maison"... et nous allons y arriver.
Texte de val46
(femme en attente de don de sperme)
J'ai rencontré mon homme il y a 5 ans, j'avais 26 ans et lui 24, donc l'envie d'un petit bout est venue rapidement à mon âge...au bout d'un an d'essai :rien, ayant fait 2 IVG, mon gygy fait faire en premier lieu un spermo à mon chéri qui y va très confiant en se disant que c'est un détail "désagréable à faire" mais que ce n'est qu'un détail..... SURPRISE... 0 zozo....on a pris une sacrée claque et puis on s'y est fait, on n'a pas le choix.
Puis biopsie, rien, on nous dit revenait tous les 6 mois faire des spermos, on ne sait jamais, au cas où...mon homme prend rapidement sa décision, il fait le deuil d'un enfant bio et le don est une évidence pour lui... le père c'est l'éducateur, c'est celui qui est là, c'est celui qui apprend et puis on veut une grossesse, un accouchement...Et voilà Barcelone (délai plus court qu'en France), 5 lAD, 5 échecs, 5 déceptions, mais bon on sait que c'est un long parcours
Aujourd'hui nous voilà repartis pour un parcours FIV avec don de sperme en France avec certainement encore des joies et des déceptions avec on l'espère au bout un joli petit bidon....C'est dur mais on y croit et on ira au bout de ce projet... Et ce petit bout qui arrivera aura déjà une longue et belle histoire.
Je tiens à remercier mon doud de nous donner cette chance d'avoir un enfant et bien sur tous les donneurs qui font le bonheur de couples comme le notre.
Entre espoirs et désespoirs, entre joies et peurs, entre rires et larmes, entre batailles et abandons.
On ne sait plus trop sur quel pied danser ! Toujours est-il qu'il ne faut pas baisser les bras et se battre..
Je le dis aujourd'hui parce qu'il paraîtrait que je sois enceinte !!!!
De 7 semaines.
En 1995, je suis seule à l'étranger. Je veux un enfant. Je rencontre un homme que je trouve bien sous tous les plans mais que je n'aime pas. Ca ne fonctionne pas, mais on ne s'étonne pas de savoir pourquoi !
En 1997, je rentre en France, et je rencontre mon Chéri. Le flash. C'est Lui. Dés les premiers jours, nous sommes sur la même longueur d'onde puisqu'il me parle enfants. Nous nous y attelons tout de suite...
Les mois passent et je ne suis toujours pas enceinte. Mais des douleurs effroyables sont apparues dans le bas ventre. Je consulte et on me dit que c'est psychosomatique, qu'il faut que j'arrête d'y penser ! Ni tenant plus de me voir pliée en deux pour monter les escaliers ou de pleurer quand on fait l'amour, mon Chéri m'emmène dans un Hôpital à Paris. Examens de toutes sortes. On me fait une colioscopie et une hystéroscopie durant lesquelles des nodules d'endométriose sont enlevés. Puis on me dit que dans les trois mois qui suivent je devrai être maman ! C'était en février 2002.
Mais rien ! Rien ne se passe ! Rien n'arrive ! Cet hôpital refuse de nous prendre en charge et nous dirige vers un autre. Là, nous recommençons tous les examens possibles et nécessaires pour mettre en place des FIV. Première tentative : La fin du désespoir ou le début de la dépression ? Je me souviens, nous étions à l'entrée du péage, sur l'autoroute, moi au volant. En route vers l'hôpital en vu du transfert après avoir été ponctionnée d'un seul ovocyte. Quand mon téléphone sonne, Chéri répond et me regarde avec des yeux !!!
L'ovocyte n'a pas été fécondé...Je ne voyais plus la route tant je pleurais...Deuxième et troisième tentatives : arrêt en plein traitement car je ne répond pas..Quatrième tentative : je harcèle mon gynécologue pour essayer sur un cycle spontané. Je me dis que puisque j'ai mes règles tous les mois je dois pouvoir avoir un enfant, non ?!
Sans succès.
Puis, elle me dit :
" Si vous voulez un jour devenir Maman, vous devez aller vers l'adoption ou le don d'ovocyte "
Le monde s'écroule !!!! Impossible de concevoir un enfant uniquement via moi et Chéri !!! Je vais voir trois gynécologues, dans des endroits géographiques différents, de façon à être sure qu'ils ne communiquent pas entre eux, et là, ils me donnent trois verdicts semblables au premier...
On me parle d'une clinique en Espagne, car le don d'ovocyte en France ce n'est pas pour nous..
En Juillet 2004, je les contacte et ai un premier rendez-vous avec le directeur en septembre.
Notre premier essai se fait le 24 janvier 2005.
Tous ce passe bien, les prises de sang à faire 14, 17 et 19 jours après le transfert embryonnaire sont positives :
Je suis enceinte !!!! Je suis enceinte !!!
J'étais sur un nuage, pour la Saint Valentin, j'ai préparé un cadre pour Chéri dans lequel j'ai collé l'échographie du transfert, et l'évolution de bébé sur le mois à venir..
Le 1 mars, une échographie qui va nous confirmer que bébé va bien qu'il grandit mais surtout que son petit cour bat.
J'ai bataillé avec Chéri pour qu'il soit présent, trop important ! Je ne peux pas être seule !!!!
Le monde s'écroule encore une fois sous moi : Oeuf clair !!!
Personne ici ne veut me prendre en charge, jusqu'au jour du 19 avril où baignant dans mon sang, je suis arrivée aux urgences pour un curetage.
Nous ferons une deuxième tentative, prévue en août 2005, mais avec les vacances celui-ci sera reporte en septembre...
Là, nous avons directement eu une prise de sang négative.
Puis une troisième tentative avec les embryons surnuméraires de la fois précédentes : Prise de sang négative aussi...
Puis une quatrième tentative en avril..
La ponction a été faite le 1er avril qui nous a offert 7 ovocytes, le transfert de trois embryons le 4 avril, la congélation des deux autres le lendemain.
La prise de sang le 18 avril qui est positive et celle d'après aussi ! Je suis très heureuse, mais reste sur mes gardes.. On ne sait jamais.Puis des pertes de sang surviennent et je me dis :
" Ça y est ! Ça recommence, je vais faire une fausse couche ! "
Je file faire une échographie pour comprendre ce qui se passe..Et là, Oh surprise !!!! A 6 semaines, le 29 avril 2006 : Des trois embryons transférés un seul est présent ...Et son petit cour de 4 mm bat !!!!
J'ose à peine dire que je suis enceinte car la peur est toujours présente, mais au fond de moi je m'autorise a y croire et me dire qu'enfin le bonheur a frappé à ma porte..
Maman Grâce à un don de sperme.
J'ai 29 ans et mon mari 35. Nous sommes les heureux parents d'un petit garçon, né grâce à un don de sperme. Mon mari a le syndrome de klinefelter (azoospermie sécrétoire, ce qui signifie qu'il ne fabrique pas de spermatozoïdes) et nous avons eu recours à une IAD (insémination artificielle avec donneur).
L'insémination a fonctionné au premier essai, nous avons eu énormément de chance et en sommes conscients. Pour beaucoup de couples, c'est beaucoup plus long. J'adore mon mari, c'est un homme et un papa formidable. Il s'est énormément investi dans ma grossesse, et il prend très à coeur son rôle de papa. La complicité qui nous unit tous les trois est très forte, une belle récompense, un bonheur infini que nous espérons revivre en ayant un second bébé afin de donner un petit frère ou une petite soeur à notre fils.
Ce bonheur là n'aurait pas été possible sans la générosité d'un donneur, sans ce don de cellules qui sont si précieux pour des couples dans notre situation. Je n'aurais jamais imaginé avoir nos enfants par cette technique, j'aurais d'ailleurs trouvé ça choquant jusqu'à y être réellement confrontée.
Porter notre petit garçon est la plus belle chose qui me soit arrivée, et le mettre au monde, le voir grandir est un émerveillement quotidien. Ses sourires, ses grands yeux rieurs sont le plus beaux des cadeaux. Mon mari a été très fort, surprenant, et son courage, ça m'a bluffé à jamais. Je crois qu'on s'aime plus encore depuis ces épreuves qui n'ont cessé de nous rapprocher. Il m'a dit tout de suite qu'il était d'accord pour le don mais à l'unique condition qu'on dise la vérité à l'enfant pour le don.
Quand il n'allait pas bien, je le rassurais, et quand je n'allais pas bien, il me soutenait à son tour. On a bien fonctionné, mais on a aussi eu la chance que l'insémination fonctionne du premier coup. C'était très éprouvant pour moi la peur des piqûres, ça générait une angoisse dure à surmonter.
Ca nous a rapproché, je ne regrette rien même si ça n'a pas toujours été facile.
On sait le prix du bonheur, j'ai la chance d'être maman et lui papa, et chaque jour qui passe nous prouve que ces épreuves n'étaient pas vaines, avaient un sens. On est très à l'écoute l'un de l'autre et avec notre fils. Son bonheur passe avant le nôtre, mais son bonheur c'est notre bonheur....
C'est dur, mais la stérilité touche le couple et pas l'un plus que l'autre. Je ne sais pas trop ce que ressens mon mari car il ne parle pas beaucoup, le peu qu'il dit, c'est que je le quitterai un jour pour un autre homme et par rapport à ça je dois souvent le rassurer, être vigilante à ne pas le délaisser.
En tout cas j'ai un mari en or, un homme merveilleux, courageux.
Au final je dirais que je me sens forte et fragile à la fois, mais quand même, ça fait relativiser les choses et apprécier les choses simples. On ne passe pas son temps à chercher le bonheur, on sait qu'il se résume à notre enfant.
Florence L, CLERMONT-FERRANT.
Véronique - Donneuse.
Je ne me souviens plus comment j'ai appris que le don d'ovocytes existait et ce que c'était. ni même comment l'idée m'est venue d'en faire un. mais il me semble que sans ce don, je n'aurais pas été comblée. Je me suis donc mariée, j'ai eu 2 garçons, et je commençais à me renseigner sur le don spontané d'ovocytes. Surfant sur internet, que vois-je ??? Un message d'une jeune femme qui disait ceci : " recherche fée pour don de la vie ". moi qui ne connaissais personne qui avait besoin de bénéficier d'un don d'ovocytes, j'avais toujours pensé donner spontanément, et je n'avais jamais imaginé le faire pour quelqu'un. c'était au-dessus de tout ce que j'avais pu imaginer. Je réponds donc sans attendre à la jeune femme : " c'est quand tu veux pour le don ". je fus la seule personne à lui écrire. Elle cherchait une donneuse depuis 6 ans. Elle me donne les coordonnées de ses médecins à l'Hôpital Cochin.
Les premiers RDV sont pris le Mardi 26 octobre 2004 et je vais même avoir la chance de la rencontrer, elle et son mari, puisqu'ils ont RDV en même temps que moi avec la gynécologue. J'arrive à l'heure. la gynécologue est très en retard mais tant mieux, ça nous laisse le temps de faire plus ample connaissance. le courant passe immédiatement. Puis, les RDV s'enchaînent : gynéco, psychiatre, responsable du CECOS, infirmière, généticienne.
Mes examens sont terminés. Le couple, qui a passé la matinée à m'attendre pendant que j'enchaînais les RDV m'invite au restaurant. Voir leur yeux pétiller en s'imaginant tenir un jour leur bébé dans leurs bras, ça n'a pas de prix, et c'est la plus belle récompense que je pouvais attendre.
Lundi 8 Novembre, La secrétaire m'annonce que mon caryotype est normal.
Lundi 15 Novembre : prise de sang pour contrôler : Oestradiol, LH, FSH, Inhibine B et Prolactine.
Mardi 23 Novembre : j'ai tous mes résultats ; j'appelle la gynéco à Cochin, je lui donne les données par téléphone, tout est ok !! Un nouveau RDV est pris le mardi 18 Janvier.
Mardi 04 Janvier : Je parviens à joindre la gynéco de Cochin ; elle m'annonce qu'elle va m'envoyer une ordonnance pour une injection de Décapeptyl 3 mg, un produit qui permettra de préparer mes ovaires, à faire le 05 ou le 06 Janvier. Elle me dit aussi que la stimulation commencerait le 21 janvier; et que du coup, la ponction aurait lieu entre le 31 janvier et le 04 février.
Jeudi 06 Janvier : 15h30, ça y est, c'est l'heure de la 1ère injection !!
Mardi 18 Janvier : ultime RDV avec la gynéco de l'hôpital Cochin avant le début de la stimulation. Suivant le résultat de ma PDS, on me dira si je peux oui ou non commencer la stimulation le 21. Si oui, alors les RDV intermédiaires auront lieu les 26 et 28 janvier. Ponction des ovocytes la semaine du 31 janvier.
Mercredi 19 Janvier : je peux commencer la stimulation le 21 janvier.
Vendredi 21 Janvier : début de la stimulation. 1ère injection de Gonal-F. Il y en aura 1 par jour pendant 8 jours.
Mercredi 26 Janvier : 1er RDV de contrôle (PDS + écho) pour voir le nombre de follicules et leur évolution. A gauche, 5 follicules, dont 2 déjà très gros ; ils ne pourront probablement pas être utilisés. Donc 3 " valables " à gauche et 8 à droite. Tout va bien, je dois continuer les injections de Gonal-F jusqu'au prochain contrôle, le 28/01.
Vendredi 28 Janvier : 2è contrôle intermédiaire pour voir l'évolution des ovocytes. Prise de sang + échographie. La sage femme reprend la mesure des ovocytes (5 à gauche et 8 à droite). elle en déduit que la ponction aura lieu Mardi 1er Février.
Samedi 29 Janvier : on me confirme l'hospitalisation pour mardi. On me donne les consignes : ce soir, dernière injection de Gonal-F ; demain, déclenchement par injection de gonadotrophine ; Lundi soir, un ovule à mettre + 1 comprimé d'Atarax (pour " détendre " l'organisme au maximum).
Mardi 1er Février : Jour J
J'ai passé la nuit chez une amie en banlieue parisienne pour pouvoir être à 7 heures à l'hôpital. Levée à 5h00, je me douche et je m'habille (pas de maquillage et pas de petit déjeuner, je dois rester à jeun) ; à 6h00, départ pour l'hôpital. J'arrive aux admissions à 6h40, je prends mon dossier puis je monte au 2è étage pour qu'on m'installe dans une chambre ; à 7h00, c'est chose faite. Je me déshabille, revêts la blouse jetable et la charlotte, et m'endors sur le lit en attendant qu'on vienne me chercher pour la ponction. 9h00, on m'emmène au bloc ; il y a de la musique classique, ça rend l'endroit agréable et apaisant. Je m'installe sur la table, pieds dans les étriers. On me désinfecte scrupuleusement toute la zone de travail (y compris l'intérieur du vagin), avant de faire l'anesthésie locale (1 piqûre à gauche et une à droite, dans le fond du vagin). On attend 2 minutes que le produit fasse son effet. Puis la gynécologue introduit l'appareil d'échographie vaginale ainsi qu'une pipette de 30 cm de long qui va aspirer les ovocytes un par un.
Sur l'écran de contrôle, je suis l'opération ; je vois mon ovaire gauche avec plein de follicules dedans (c'est simple, on voit de grosses tâches noires). Pour aspirer chaque ovocyte, il faut d'abord percer la membrane du follicule avec la pipette. A raison d'une dizaine de follicules à gauche et autant à droite, l'opération ne dure pas plus de 10 minutes.
Voilà, c'est terminé ; on me désinfecte de nouveau toute la zone de travail, en me précisant que je risque de saigner pendant plusieurs jours. Je remonte sur le brancard ; il est 9h30. A 10h00, j'ai droit à un petit déjeuner. A 12h15, je sors de l'hôpital, et je n'aurai pas à y revenir ; il n'y a pas de suivi particulier à la suite du don. Je croise une sage-femme ; elle me demande comment je me sens, si ça s'est bien passé. puis elle commence à me dire " Bravo, c'est super ce que vous avez fait, vraiment merci ". Je l'arrête, car j'ai les larmes aux yeux.Ce don, j'en avais rêvé.ça peut paraître étrange mais pourtant c'est vrai, c'était un rêve.Je venais de le réaliser.. Et ce sentiment d'accomplissement était si intense, que je compte bien faire d'autres dons.
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Maman après six tentatives IAD (Insémination avec donneur).
Du plus loin que je me souvienne, je savais que je ne serais heureuse qu'entourée d'un mari adorable et de nos enfants. Lorsque j'ai rencontré mon mari, j'ai tout de suite su qu'il serait l'homme de ma vie et le père de mes enfants ! Il m'aurait demandé de l'épouser sur le champ, j'aurais dit oui ! Mais le spectre de l'infertilité planait sur nous. Ma sour était mariée depuis déjà 7 ans et ne parvenait pas à être mère. Leurs soucis venaient de son mari. J'ai donc été sensibilisé très vite aux problèmes de fécondité. A un tel point que j'ai demandé à mon fiancé de faire un spermogramme puisque nous projetions de concevoir notre bébé juste après notre mariage. Et il a refusé. Nous nous sommes mariés un beau jour de mai, moins d'un an après notre rencontre, par une merveilleuse journée pleine d'amour et d'espoir. Et les essais bébé ont tout de suite commencé. J'ai immédiatement senti que quelque chose clochait ! On me disait que je me mettais la pression, que j'y pensais trop ! Mais je le sentais du plus profond de moi !
En janvier, j'ai fait ma première fausse couche, précoce, certes, mais tout de même. Nous n'en avons parlé à personne et avons gardé çà pour nous. Puis le temps a passé. Nous y pensions de plus en plus. L'été qui a suivi, nous avons prix la décision de faire des examens, mais mon mari rechignait un peu. Il a finalement décidé de voir son généraliste qui lui a prescrit un spermogramme et en septembre nos rêves se sont écroulés. OATS Sévère, et même très sévère ! Nous avons fait semblant d'accuser le coup, avons pris rendez vous sur rendez vous et enchaîné les visites chez les médecins. Un urologue a décelé une varicocèle très importante, sans doute " la cause de notre infertilité " et nous a conseillé de tenter une opération qui nous donnerait à coups sure des résultats très probants.
Nous y avons cru, d'autant que je venais de faire ma seconde fausse couche, toujours précoce. Mais aucune amélioration n'a été notée. Mon époux n'a jamais regretté cette opération, persuadé de n'avoir plus rien " à se reprocher " Nous avons eu du mal à encaisser. Et les visites chez les toubibs ont repris de plus belle. Nous avons pris rendez vous dans un CECOS, et j'ai commencé à traîner sur Internet à la recherche d'informations précieuses sur les IAD. Et j'ai trouvé ! à côté d'un délais de 14 mois qu'on nous annonçait au CECOS, nous pouvions gagner du temps en passant par la Belgique.
Nous avons donc gardé nos tentatives sous le bras pour la France et nous sommes dirigés vers la Belgique. Je venais de faire ma troisième fausse couche. Aucun de nos bébés ne s'accrochait ! Ils partaient tous tellement tôt qu'ils ne devaient pas être bien formés ! Nous avons cru en nos chances " au pays des frites " ! Tout nous a paru facile à Bruxelles, nous sommes revenus le cour rempli d'espoir et j'ai fêté mes 30 ans le sourire aux lèvres ! et quelques jours après j'ai commencé le traitement. J'étais tellement certaine que tout allait bien marcher, je réagissais formidablement bien et normalement aux prises d'hormones ! J'ai été très fatiguée, mais je me reposais car j'avais cessé mon travail d'enseignante. Et la première IAD a eu lieu. Malheureusement cela n'a pas été la seule ! J'en ai enchaîné 6 sur 6 mois, avec à chaque fois l'effondrement devant le résultat de la prise de sang. Les deux dernières, je n'ai même pas été les faire ces fichues prises de sang ! Le moral était au plus bas, j'étais en pleine dépression. Tout cet espoir. Sur les forums où je traînais, toutes les filles réussissaient avant la 3ème fois, je finissais par croire que je ne serais jamais maman ! Et en septembre, j'ai eu mes règles. La dernière tentative à Bruxelles avait échoué. J'ai commencé à reprendre rendez vous avec le CECOS. Et puis mes règles se sont brusquement arrêtés, et plus rien. J'ai envoyé mon mari acheter un test de grossesse et je l'ai fait le lendemain. J'en avais tellement fait de négatifs, mais cette fois je ne tremblais pas. Et la petite barre est apparue ! Cà y est, j'étais enceinte !
Nous avons eu du mal à nous réjouir pourtant, toute cette attente et toute cette peur de ce qui allait arriver ! Les 3 premiers mois j'ai décidé de ne pas y penser. Et nous avons tenu bon. Je n'avais aucun symptôme de toute façon. Puis après l'échographie des 3 mois, j'ai fait un décollement très important. J'ai été allongée presque 2 mois. Je me suis relevée toute pimpante, toujours aucun symptôme, et aucune prise de poids. A 5 mois de grossesse et demi je mettais toujours mes jeans ! Mon mari a été très présent pendant toute ma grossesse, il se sentait déjà père, il était certain que nous aurions cet enfant alors que moi je n'y croyais pas ! Je m'empêchais d'y croire. Notre fils est né un chaud matin de juin après un accouchement catastrophe au cours duquel nous avons failli le perdre une fois de plus ! Il est né la tête déformée, il ne pouvait pas téter et il avait un torticolis congénital ! Lorsque mon mari m'a dit que c'était un petit garçon là j'y ai cru. Notre fils a eu dix mois hier et c'est le jour qu'il a choisi pour dire son premier mot papa ! C'est un petit garçon merveilleux qui est mon portrait tout craché, mais qui a le tempérament de son papa. Il grandit bien, et j'ai définitivement cessé de penser qu'on allait nous le reprendre ! Notre fils est tout notre bonheur et je pleure encore parfois rien que du bonheur de le regarder dans les bras de son père qu'il aime par-dessus tout. D'ailleurs il ne fait pas la sieste le week-end, lui qui est un gros dormeur, rien que pour le plaisir de profiter un peu plus de son papa ! Notre fils est notre plus belle réussite de couple et d'amour. Il sait déjà qu'il est le fruit d'un amour particulier de ses parents et que nous avons eu besoin d'aller dans une boutique de petites graines pour l'avoir. Nous envisageons de recourir encore une fois à l'IAD, ou peut être même deux ! Nous avons déjà réservé des paillettes du même donneur. Elles nous attendent, quand nous l'aurons décidé, elles portent déjà notre nom. Et maintenant nous sommes deux à croire que c'est possible ! Stéphanie, Yvelines
Marc donneur de sperme.
Bonjour,
Je suis un donneur et heureux de l'être.
J'ai la chance d'avoir 2 jolies petites filles de 12 et 14 Ans et j'avoue que c'est un vrai bonheur. Malheureusement ce n'est pas le cas de tous les couples et j'ai moi même de très proches amis qui n'ont pas pu avoir cette joie. A cette époque ils n'ont pas pensé ou osé faire appel à moi, mais déjà à l'époque je souhaitais le faire pour eux et pour vous tous. Depuis ils ont un adorable petit garçon et tout se passe super bien. Récemment d'autres amis ont rencontré le même problème et m'ont simplement demandé si j'accepterais de faire un don. La réponse ne s'est pas fait attendre, ma femme et moi avons dit oui tout de suite, sans que cela ne nous pose de problèmes particuliers. Ce fût un vrai bonheur de pouvoir vous aider.
Pour répondre à la question " l'aurait- il fait si cela n'avait pas été quelqu'un de proche ? " la réponse est oui, mais je dois bien avouer que par manque d'information ou de demande, la démarche n'est pas aisée.
C'est chose réalisée aujourd'hui. Quelques personnes de mon entourage sont au courant et ont trouvé ça génial, quand à ma femme, elle a eu la même réaction que moi : OUI sans hésitation. En ce qui concerne mes enfants, ils le sauront un peu plus tard, elles sont pré ado et ado, et je pense que cela est un peu tôt, surtout pour la petite, mais d'ici 1 ou 2 ans nous aborderons le sujet, c'est important pour nous comme pour elles, elles peuvent être confrontées à ce problème un jour et c'est indispensable qu'elles sachent que des solutions existent et que le sujet ne doit pas être tabou bien au contraire.
L'anonymat n'a absolument pas motivé mon choix, je pense qu'il est peut-être nécessaire pour le futur enfant, quand à moi, si une information devait arriver aux oreilles de ce ou ces futurs enfants et qu'ils découvrent qui est leur père biologique, l'explication à donner est simple, leur père est celui qui vit avec eux, qui leur apporte chaque jour tout l'amour nécessaire à un enfant. Si j'avais pu écrire une lettre pour ces futurs enfants, voilà ce que j'aurais écrit. Si une autre demande m'était faite j'accepterais de nouveau, mais le CECOS m'a expliqué que les dons n'étaient fait qu'une fois, en tout cas pour le moment. Le don est nécessaire et trop de gens sont mal informés à ce sujet et il est indispensable qu'une très grande information auprès du grand public soit faite. Trop de couples attendent ce jour extraordinaire de voir leur petit bout venir au monde.
Les rapports avec le CECOS ont été excellents : un accueil agréable et une information complète est donnée.
J'espère que ce témoignage permettra à d'autres hommes de faire la même démarche que moi et que de nombreux couples pourront eux aussi construire une famille.
Pour conclure, je pense qu'il faut vraiment aussi en parler à l'enfant dés que possible, mes amis n'ont jamais rien caché à leur petit garçon et tout se passe bien, il a aujourd'hui 3 ans et vraiment quand on le voit avec son père c'est impossible de connaître la vérité, une vraie complicité s'est naturellement installée entre eux, c'est tout simplement génial. Alors à tous les hommes et toutes les personnes qui liront ce témoignage, allez-y n'hésitez pas.
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